Que s’est il passé ?

 

Le 6 juin 1967 éclate la “guerre des 6 jours”. L’état juif entre en guerre contre l’Egypte, la Syrie et la Jordanie. Comme en 1948, lors de la guerre d’indépendance Israël est toujours en état d’infériorité numérique. 800 chars israéliens font face à 2500 tanks arabes. 300 avions de combat pour Israël, 700 chasseurs et bombardiers pour les pays arabes.
Le ministre israélien de La Défense, Moshe Dayan informe le gouvernement que le seul moyen d’éviter la défaite est d’attaquer en premier.
A 7h45 le matin du 6 juin 1967, les forces aériennes d’Israël frappent les bases aériennes égyptiennes, syriennes et jordaniennes. Plus de 400 avions sont détruits au sol.
Pendant six jours les combats terrestres font rage. Le chef d’état major israélien, le général Rabin, coordonne l’action sur les trois fronts et remporte une victoire éclair en moins d’une semaine. Les pertes d’Israël s’élèvent à 766 tués.
Pour la première fois de son histoire, Israël doit faire face à des problèmes de puissance occupante, et cinquante ans plus tard c’est toujours le cas.

 

Et Jérusalem ?

 

Tout d’abord il faut savoir que pendant les 19 années qui suivent l’indépendance, la capitale israélienne, Jérusalem, est une ville divisée. Des obstacles de béton et de barbelés la coupent suivant la ligne de cessez le feu de 1949.
Le quartier juif, ses anciennes synagogues et le Mur des Lamentations ne sont pas accessibles pour les israéliens.

Déterminés à ne pas causer de dommages à la Vieille Ville, les forces israéliennes essayent d’encercler Jérusalem Est par le nord. C’est un combat sanglant qui se déroule sur ce que l’on a appelé “la colline des munitions”. Le matin du 7 juin, la décision est prise de pénétrer dans le Vieille Ville et d’avancer vers le Mur des Lamentations. La porte choisie pour cette entrée est la Porte des Lions.
Les forces israéliennes entrent à la fin de l’après midi.
Le Grand Rabbin des Forces armées israéliennes, le général Shlomo Goren (qui deviendra en 1972 Grand rabbin ashkénaze d’Israël) sonne du shofar pour célébrer la victoire.
Jérusalem est réunifiée sous l’autorité d’Israël. Lorsque le rabbin Goren souffle dans la trompe de la rédemption, les israéliens sentent que leur État, enfin, est complété.

 

André  Bensimon