À l’occasion du Chabbat mondial et du 25ème anniversaire de la disparition de Manitou (Rav Léon Ashkénazi)

Manitou : un homme aux multiples visages. Un caractère pluriel.
Un personnage fascinant, charismatique. Mais il sait se montrer simple et accessible. Plein d’humour. Et doté d’une fibre humaniste.

Quatre idées à partager :

1- Tous les juifs sont juifs.
Une volonté affirmée, farouche d’intégrer chacun. Reconnaître la dignité et l’apport de chacun.

2- Une lecture singulière et centrale du livre de la Genèse.
Tout est lié à ce récit. Et cette quasi obsession de relier sans cesse l’actualité aux récits de ce 1er livre de la Torah. Une clé de lecture du monde moderne.
Les patriarches sont en action. C’est la vie. Et chacun peut s’identifier.

3- Le Chabbat de D.ieu. Mais qu’est ce que c’est ?
Une idée d’une formidable fécondité. Et d’actualité avec ce Chabbat mondial.
D.ieu a créé le monde en 6 jours, puis s’est retiré. Il s’est mis en retrait du monde. À distance. D.ieu depuis vit caché. Il laisse ainsi place à l’altérité. En se retirant du monde, il laisse l’homme libre et responsable. Sa responsabilité ? Finir le travail. Parachever le monde. Le réparer. Pour cela l’homme qui n’est plus sous l’emprise de D.ieu est décideur de sa vie.
C’est en concédant son pouvoir qu’il permet à l’homme d’agir. L’homme acquiert ainsi sa dignité. Le « mérite d’être ».
Et ce Chabbat, ce 7ème jour a commencé avec la création de l’homme, Adam, et n’est toujours pas terminé. Toute l’histoire se déroule durant ce 7ème jour.
Un jour tout basculera. Le 8ème jour fera son apparition. Les fameux temps messianiques. Une autre dimension.

4- Le retour du peuple juif sur sa terre.
Une nouvelle dimension est apparu durant ce « très long Chabbat », ce 7ème jour. Un basculement. La légitimité du sionisme dans le monde religieux. Sans attendre le messie. Manitou soutient le sionisme laïc, notamment après la guerre des six jours et la libération de Jérusalem. Il fera d’ailleurs son alya l’année suivante.
Ce sionisme entre dans la ligne droite du « mérite d’être ». Pour ceux qui prennent en mains leur destin.
Ici il ne s’agit pas seulement d’un déplacement géographique, mais d’une nouvelle identité.
On retrouve alors notre dignité. On ne rase plus les murs, comme nous avons été contraints de le faire pendant deux millénaires aux quatre coins du monde.
On passe alors de juif à hébreu. Une idée centrale, très chère à Manitou.

Merci à Akadem et au Rav Krieger

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