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Réponse juive à Yuval Harari

 
Yuval Harari a écrit un best seller « Sapiens, une brève histoire de l’humanité ».
Plus de 8 millions d’exemplaires vendus dans le monde.
Voici un extrait :
« L’idée la plus importante de notre époque, c’est l’idée des droits de l’homme. Mais les droits de l’homme sont une fiction, comme D.ieu et le paradis. Ce ne sont pas des réalités biologiques. Si vous prenez un humain et le coupez en deux, vous trouverez du sang, les reins, des hormones, des neurones…
Vous ne trouverez pas de droits. Et si vous vous approchez plus, jusqu’à l’ADN et que vous décryptez l’ADN, vous ne trouverez nulle part la déclaration des droits de l’homme, écrite en code génétique.
Le seul endroit où vous trouverez des droits, c’est dans les histoires que les humains ont inventé et répandu, et aujourd’hui des milliards de personnes croient dans ces histoires de droits fondamentaux comme, droit à la vie, à la liberté ou liberté d’expression…mais ça n’a rien de réel.
C’est quelque chose que nous construisons dans notre imagination ».
Essayons de résumer cette conception.
1– Il n’y a pas d’existence réelle mis à part la matière et les lois physiques qui la régissent.
2– L’espèce humaine est capable de créer ses propres fictions.
3– Toute valeur morale n’est qu’une invention au service de la survie de l’espèce.
 
Donc les droits de l’homme, le fait que chaque homme ait une valeur intrinsèque n’a aucune réalité concrète.
Cette réduction s’applique ainsi à tout système de valeurs, l’altruisme, la recherche de sens, tout ce qui fait pour nous la grandeur de l’homme.
Ce système plaît, ce n’est par hasard que ce livre est un best seller.
On est face à un système extrêmement cohérent. Tout rentre parfaitement. C’est séduisant.
 
Réfléchissons au fond des choses.
Alors les valeurs, le bien, le beau, tout ce à quoi on croit, toutes ces choses là ne sont que fiction et fondamentalement il n’y a rien d’autre que matière et volonté de survie.
Mais alors n’y a t il pas une espèce d’asphyxie? Une espèce de vide qui se fait? Du coup plus rien n’a de sens.
On est face à un nihilisme profond. On est face à une réalité où il n’y a plus de relief, de mystère, où tout se vaut.
Que ce soit Oscar Shindler qui a sauvé un millier de juifs pendant la seconde guerre mondiale ou le nazi qui était à la tête d’Auschwtiz, au final les deux croyaient juste dans des fictions différentes.
L’un dans la fiction de l’altruisme et l’autre dans la fiction de la théorie aryenne.
Et il n’y a pas de différence fondamentale entre des systèmes de valeurs.
 
Cette conception matérialiste implique que chaque chose qui pourrait éveiller en nous l’impression d’infini, d’absolu, de beau et de grand, au final lorsqu’on va rentrer cela dans la machine du réductionnisme matérialiste, d’un coup ça va se figer, faner et mourir.
Des choses aussi belles que l’amour d’un père pour ses enfants, cela ne va être finalement que la volonté de préserver l’espèce. Quelque chose d’aussi grand que l’altruisme, que la dévotion, toutes ces choses là finalement ne sont que fiction dans un monde qui n’est qu’un monde de matière et qui est vide de sens.
 
L’un des grands enjeux de notre époque est que face à cette vision, la vision juive doit se dresser.
Dans la vision juive, à l’origine de tout, il n’y a pas un vide, mais au contraire un « infiniment plein ».
La matière ne représente qu’une strate de l’existence. Le monde des consciences et le monde des valeurs eux aussi existent de manière réelle et concrète.
L’homme n’est pas juste une machine à survire, l’homme est à l’image de D.ieu, à l’image de l’infini. L’homme a une valeur intrinsèque. Cela va se voir dans sa liberté, dans sa volonté, dans sa résonance avec les valeurs et avec le bien.
Et donc lorsque l’homme moderne se trouve face à ces deux cohérences qui se font face, il faut être à l’écoute de ce cri, de cette asphyxie qu’on ressent, face au vide de sens, face au fait qu’il n’y ait plus de profondeur, plus de mystère.
Et on doit être capable de sentir que l’une des conceptions nous fige, nous vide de toute vie et de l’autre côté, l’autre conception nous remplit de sens et nous ouvre complètement.
« J’ai mis devant toi la bénédiction et la malédiction, j’ai mis devant toi la vie et la mort et tu choisiras la vie ».
 
Gabriel Lévy.

 

 

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