Emmanuel Faber, qui est-il ?
Le nouveau PDG de Danone.
Pourquoi parler de lui ?
C’est un révolutionnaire, un visionnaire, un manager atypique, un humaniste.
Il ouvre, il symbolise une nouvelle voie pour l’entreprise, la seule, la vraie. Il était temps.

Il repart de l’essentiel : quel est l’objectif réel d’une entreprise ? Créer de la valeur pour ses actionnaires ? Et bien non. Ou pas que.
L’objectif final d’une entreprise est social et sociétal.
Il s’agit de concilier, de conjuguer croissance économique et progrès social.

Dans son domaine il pose la question suivante : quelle est la vision du métier de l’alimentaire ?
Toute une génération, pendant des décennies, a fait confiance aux grandes marques pour apporter plaisir, sécurité et santé. Ce postulat est remis en cause. Les grandes marques, les grands groupes ont abusé de cette confiance en “empoisonnant” des générations dès leur plus jeune âge, les rendant addicts au sucre, aux graisses, en connaissant les méfaits pour la santé de ses consommateurs, mais en les sacrifiant sur l’autel du profit.
A la confiance s’est donc substituée la défiance. A juste titre.
Et Danone contre attaque avec son leader charismatique avec son slogan “One planet, One health”. Ainsi Danone s’engage à favoriser des habitudes de consommation plus saines et plus durables. Enfin une vision long terme à l’horizon 2030, et sortir du dictat du court terme imposé par les marchés financiers.
Devenir une société associant but lucratif et d’intérêt général.

Une nouvelle gouvernance comme acte fondateur. Le nom du programme ?
Une personne, une voix, une action. Pour donner le pouvoir aux équipes, aux 100 000 salariés du groupe. Aller chercher ensemble l’avenir, leur donner les clés avec les dirigeants et les actionnaires.
Quand les projets ont du sens, quand on les imagine ensemble, alors les gens sont prêts à s’engager et à se dépasser.

Il y a eu une dérive des dogmes et des pratiques de l’économie très marquée ces 30 dernières années, vers la finance, avec l’idée que le rôle de l’entreprise, son but, c’est de maximiser la valeur qu’elle crée pour les actionnaires.
Emmanuel nous dit que cette période est révolue (il a parfaitement raison) et que sans justice sociale il n’y a plus d’économie.

Emmanuel Faber s’est fait connaitre du grand public par un discours iconoclaste devant les élèves d’HEC en juin 2016 plaidant pour la justice sociale et en parlant avec son cœur.
Précipitez vous pour visionner cette vidéo si vous ne la connaissez pas. Un modèle du genre, vous ne serez pas déçu.