Quand nous parlons de Pessah nous parlons de la sortie d’Egypte. La Hagadah nous parle de sortie de Mitzraïm. Mitzraïm c’est l’Egypte. Mais cela veut dire aussi « étroitesses » au pluriel.
La Hagadah ne raconte pas simplement le passé de notre peuple, mais elle ne prend de sens que lorsque nous sommes en mesure de nous considérer personnellement sortis de Mitzraïm, comme le texte même de la Hagadah le dit si bien : »A chaque génération, l’homme est tenu de se considérer comme s’il était sorti d’Egypte ».

Sortir de ses étroitesses : qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Entre autres redonner du souffle à notre identité juive.
A Pessah on nous demande de faire l’effort de sortir de nos étroitesses, des limitations que nous nous imposons à nous-mêmes et à notre judaïsme. Ce n’est pas seulement dans nos maisons que nous devons éliminer le Hametz, mais aussi dans notre façon d’être, de voir et de concevoir les choses, qui devrait être « nettoyée » et renouvelée en ce moment qui marque le début véritable de l’année juive.
Nous savons que l’être humain n’aime pas le changement, c’est pourquoi il a tendance à s’accrocher à ce qu’il connaît. C’est bien ce qui arrivait aux juifs en Egypte, lorsqu’ils refusaient de quitter le pays, l’esclavage, car sortir de quelque chose même de pénible et désagréable pour aller vers l’inconnu n’est pas facile.
Pessah signifie « saut », en effet la sortie du territoire connu est un « saut ».
Ainsi Pessah est une naissance, qui est source de joie mais aussi de doutes et d’appréhensions quant au devenir de l’être ou du projet qui nait.
Un Pessah réussi est donc un Pessah ou l’on se sait se défaire de certaines façons de penser pour en exprimer d’autres.

Et pour terminer aussi sur une autre façon de penser,…
Souvent on entend qu’il est interdit d’inviter des non juifs au Seder. Cela n’est pas correct. Ne vous privez pas de la compagnie de vos amis non juifs ou des membres non juifs de la famille. Au contraire il est de l’ordre de la mitsva d’inviter des non juifs qui sont en couple avec des juifs pour permettre à ces couples de célébrer la fête correctement et de les garder proches de la vie juive.
Et n’oublions pas la phrase par laquelle on ouvre le Seder : »Kol dikhfine yété v’yékhol. Kol ditsrikh yété v’yifsah » ; quiconque a faim, qu’il vienne et mange.

Bonne fêtes de Pessah
Hag sameah.

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