Certains commentaires comparent la sortie d’Egypte à un accouchement.
On distingue alors trois sortes d’accouchement :
1- l’accouchement sans douleur et pour la mère et pour l’enfant.
2- l’accouchement avec douleur.
3- l’accouchement au forceps ( ou par césarienne ). Soit l’enfant ne veut pas naître et il faut l’obliger, soit la mère ne veut pas le laisser naître et il faut l’obliger.

En Égypte ce fut identique.
Certains ont tout de suite voulu naître à l’histoire d’Israël, notamment la tribu de Levi.
D’autres pour qui ce fut très difficile de quitter après persécutions et souffrances.
Et d’autres qu’il a fallu obliger au forceps, ” Bé yad ´hazaka ou bé zeroa nétouya “ (par une main puissante et un bras étendu).
Sans parler que seul 1/5 est finalement sorti d’Egypte.

Dans tous les exils, et particulèrement ici en France aujourd’hui, c’est toujours la même chose, la même rengaine (malheureusement).

Ceux qui partent volontairement, par conviction, par sionisme. Une Alyah dite positive, pro active, voulue, choisie.
Ceux qui partent à cause des persécutions, des attentats, de l’insécurité, de l’ambiance antisémite. Une Alyah moins choisie, plus subie, mais ils décident d’eux mêmes de partir.
Et enfin la troisième catégorie qu’on est obligé d’aller chercher en catastrophe, malgré eux, une fois que c’est très tard, trop tard. Mais il y a toujours des courageux, des volontaires pour ne pas les laisser tomber et pour encore les aider malgré tous les avertissements précédents.

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André Bensimon (Papi Dédé)

Categories: Judaïsme