Soutiens, fut il étranger ou nouveau venu, et qu’il vive avec toi.
Que ton frère vive avec toi.

La main invisible

Le monde est imparfait, plein de souffrance et d’injustices.
Avant que la Torah et son éthique influencent le monde, ces souffrances et ces injustices étaient considérées naturelles, elles faisaient partie de l’ordre normal de l’univers.
La logique de la vision juive du monde repose sur ce que l’on peut appeler le premier postulat de la Torah : l’homme a un rôle à jouer dans le projet divin.
Le créateur a donc fait un monde imparfait afin que l’homme puisse contribuer à le rapprocher de la perfection qui est celle du projet divin.
Les imperfections du monde sont un appel à la responsabilité de l’homme.
Réaliser le “Tikoun Olam”, la réparation du monde.
Aider le pauvre, c’est faire acte de justice, c’est répondre véritablement à la volonté de D.ieu.

Dans le tétragramme Youd , hé , vav , hé (le nom de D.ieu) regardons la forme de ces lettres en hébreu.
Le youd dont la forme est un point,
Le hé forme une figure ouverte sur un côté,
Le vav en forme de ligne qui s’allonge,
Le hé un nouveau hé.

Le youd est le symbole de la pièce qui va être donnée au pauvre,
Le hé est la main ouverte qui va donner la pièce,
Le vav est le bras qui s’étend pour accomplir la mitsva,
Et le dernier hé est la main de celui qui reçoit la tsédaka.

Ainsi par ce don, par ce geste, on rend D.ieu présent au monde, à travers son nom.

Ce geste si simple est en même temps le plus fort et le plus mystique, puisque pour lui le ciel descend sur la terre.
Et cet union du ciel et de la terre, de D.ieu et de l’homme n’est rien moins que la finalité même de la création.

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