Jusque là il ne s’agissait que d’histoires de familles, d’individus ; tout est raconté dans le 1er livre de la Bible, Berechit.
Adam le 1er homme ; Abraham le 1er hébreu, puis  sa descendance Isaac et Jacob qui forment ainsi les trois patriarches. Viennent ensuite les douze fils de Jacob dont Joseph vendu par ses frères en Égypte et qui devient le vice roi. Toute sa famille (70  personnes) s’installe ensuite en Égypte à cause d’une famine. Ils se développent, se multiplient, deviennent trop nombreux, inquiètent le nouveau pharaon (qui ne connaissait pas Joseph) qui décide d’en faire des esclaves et leur infliger les pires souffrances (par exemple mort de tous les nouveaux nés mâles). Ces hébreux vont rester en esclavage en Égypte 210 ans.
Moïse, avec l’aide de D.ieu, et le fameux épisode des 10 plaies va les faire sortir d’Egypte, sortir de l’esclavage.
Nous passons donc maintenant de l’histoire d’une famille, d’individus, à la création d’un peuple : Am en hébreu, Am Israël : 1er étage de la fusée.
2ème étage: la Torah, Torah Israël; il s’agit de donner à ce peuple nouvellement formé et libre maintenant une loi, des repères, un guide.
Puis le 3ème et dernier étage: la terre,  Eretz Israël; D.ieu l’avait promis à Abraham, il va les conduire vers la terre promise, après 40 années d’errance dans le désert.
Nous y voici : Am Israël, Torah Israël,  Eretz Israël: un peuple, la Torah, la terre : ce qui nous définit. Mission accomplie.Il est à noter que dans le livre de Berechit, D.ieu fait deux promesses à Abraham, renouvelées ensuite à Jacob :
1- Une multitude, une nation (donc un peuple)
2- Une terre, la terre de Canaan, Israël d’aujourd’hui, la terre promise
Il ne fait pas la promesse du don de la Torah.
Certains, notamment en Israël, s’appuyant sur cette promesse (ou pas), en déduisent et adoptent le comportement suivant :
J’habite en Israël, je suis israélien, j’ai fait mon Alyah, je fais donc partie du peuple et j’habite la terre promise : zé hou. C’est tout. Pas, plus besoin de la Torah, de toutes ces lois trop contraignantes, et pas adaptées aux temps d’aujourd’hui.
C’est un choix, une position, une certaine conception, bien évidemment fortement contestée par tous les religieux (et ils sont nombreux). De quoi alimenter de vifs débats: ce qui reste éminemment juif.
André Bensimon (Papi Dédé)
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