Kippour

À quel épisode historique nous renvoie la fête de Kippour ?
 
Les Hébreux sont dans le désert. Ils sont sortis d’Egypte. Moïse monte sur le mont Sinaï pour recevoir les Tables de la Loi.
40 jours c’est long…
Le peuple hébreu a besoin d’un chef, d’un guide, d’une divinité. Ils fabriquent alors le Veau d’Or. Moïse descend du mont Sinaï, assiste au désastre et brise les Tables de pierre.
Ce jour est le 9ème jour du mois de Av.
Le 9 Av, le jour de toutes les catastrophes du peuple juif, en commençant par la destruction du second Temple.

Trois semaines plus tard, Moïse remonte sur le mont Sinaï. Soit donc le 1er jour du mois de Eloul. Il y reste encore 40 jours, puis il redescend avec les nouvelles Tables de la Loi et le pardon de D.ieu qu’il vient de négocier.
Ce jour est donc le 10ème jour du mois de Tichri.
Le 10 Tichri. Le jour de Yom Kippour. Le jour du Grand Pardon.
Un jour fondateur. Chargé de la mémoire du pardon. La possibilité alors ouverte d’effacer une faute. Une véritable jurisprudence.
 
La téchouva est alors encouragée. Le moment est favorable.
De quoi s’agit-il ?
Le jour de Yom Kippour les portes du Ciel sont ouvertes. On les refermera lors de la Neila. (Neila veut dire fermeture). Nous sommes donc, à l’image de Moïse, face à face (panim al panim) avec D.ieu.
Et un mouvement est alors possible, facilité, encouragé. Un pas de deux. Le fidèle, le juif, le homme peut aller vers D.ieu, faire un effort, une démarche volontaire et alors D.ieu vient vers lui, fait un bout du chemin. Un exercice bilatéral. Une véritable collaboration se construit alors entre D.ieu et l’homme. A l’image d’un contrat.
Cette téchouva ouvre des possibilités infinies.
Le jour de Kippour est tout particulièrement propice pour initier cette démarche.
 
Bonnes fêtes, bonne téchouva.

André Bensimon 

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