Élections présidentielles en 3 parties :

1- Tout est possible
2- La cocote minute
3- Aller voter ?

1- Tout est possible
Jamais une élection présidentielle n’aura été aussi incertaine. Tout est possible, mais surtout le pire.

Trois exemples récents doivent nous interpeller :
Le Brexit : une surprise qui va dans le mauvais sens, celui du repli, de la marche arrière.
L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis : la 1ère puissance du monde élit un conservateur de la droite extrême, personnage horrible, vulgaire, une caricature; personne, aucun sondage ne le donnait vainqueur.
Et le 3ème exemple, le plus fou, dans un tout autre domaine : le match parfait du PSG vainqueur à l’aller 4-0 contre la plus belle équipe du monde, puis trois semaines plus tard, déjouant tous les pronostics, la fameuse remontada du Barça qui inflige un humiliant et cinglant  6-1, éliminant ainsi le Paris Saint Germain de la complétion. Une telle remontée, surprise n’était encore jamais arrivé dans le football. 100% des équipes ayant gagné 4-0 à l’aller se sont qualifiées ( avant ce match).

Whaouh.

2- La cocote minute
Les français en ont marre. De quoi ? de tout.
Marre des promesses non tenues, marre des abus des hommes politiques, marre des escroqueries des élus, marre des élites donneurs de leçons, marre du chômage, marre d’une crise économique qui s’installe durablement, marre d’un pouvoir d’achat qui baisse, marre des inégalités qui se creusent, s’aggravent, marre de voir de plus en plus de pauvres, et les riches de plus en plus riches, marre de voir la France baisser dans tellement de classements, marre de voir leur pays se transformer sous leurs yeux tout en étant impuissants, marre des arabes/ musulmans qui ne veulent pas s’intégrer, qui abusent du système, qui refusent nos us et coutumes et veulent imposer les leurs, … marre qu’on se foute de leur gueule , qu’on les prenne pour des cons.
Alors le peuple gronde, se révolte, il veut renverser la table, il hurle sa haine, sa colère, son désespoir, son dépit, ….la cocote minute bout. A force de chauffer sans jamais pouvoir expulser ni gaz, ni pression, ni rien, elle finit par exploser. Ça fait 30 ans que ça chauffe, que ça bout, on a essayé la droite, on a essayé la gauche et on a alterné plusieurs fois et rien n’a changé, au contraire tout s’est aggravé.

Alors je craque, je pète les plombs et je me lève, je me déplace, et je vais voter aux extrêmes : FN ou extrême gauche.

Boum.

3- Aller voter ?
Quoi sous forme de question ?
Et bien oui.
Je ne veux pas aller voter pour Fillon qui nous a menti, qui s’est fait passer pour un homme propre, au dessus de tout soupçon et qui en fait a bien profité honteusement du système. Comment lui faire confiance ?
Je ne veux pas de Macron ; je ne vois qu’un opportuniste, sans foi ni loi, qui a réussi le tour de force de se présenter hors système, alors que c’est un pur produit du système : sa formation, son passage dans une banque d’affaire, conseiller à la présidence pour Hollande (…), puis ministre de l’économie du gouvernement le plus impopulaire et inefficace de toute la V ème République. Un véritable esbroufeur.
Je ne veux pas voter pour Hamon. Je ne crois rien de son programme (d’ailleurs je crois que lui aussi n’y croit pas). Puis l’homme n’a aucun charisme, il n’est là par hasard. C’est invraisemblable.
Enfin, je ne veux pas voter pour les extrêmes : pas besoin d’expliquer.

Et voilà CQFD , je ne veux pas voter, je ne vais pas voter, …
Mais voilà après m’être énervé, sorti ce que je pense, je réfléchis et je me dis qu’on vit surement un moment historique, clé de notre pays : le FN, la famille Le Pen, va peut être arriver au pouvoir et moi je n’aurais rien fait, enfermé dans mes convictions.
Non, je ne veux pas passer à côté, je ne peux pas laisser faire, je ne dois pas être un spectateur, je dois me faire violence, surmonter mon dépit et me déplacer aux urnes et aller voter “contre” ; oui, contre les extrêmes, contre le FN, contre Le Pen.
Comment ? en déposant au 1er et au 2nd tour un bulletin dans l’urne autre que Le Pen et Melanchon, c’est à dire Fillon, Macron, ou Hamon.

Yallah.

André Bensimon
dit Papi Dédé