Ce Chabbat en cette fin d’année 2017, nous finissons le 1er livre de la Torah, Berechit (la genèse) et nous allons démarrer la lecture, le 1er Chabbat 2018, du 2ème livre Chémot (l’exode). Un moment bien indiqué pour comprendre très succinctement ce qui se joue dans ces deux premiers livres.
À partir de Chémot va commencer la véritable histoire du peuple juif; en effet en sortant d’Egypte, de l’esclavage nous allons devenir un peuple, nous allons recevoir la Torah et à la fin de l’histoire entrer en terre promise, en Eretz Israël.
Am Israël, Torah Israël, Eretz Israël.
Tout démarre donc avec Chémot.

Mais alors qu’avons nous lu pendant les douze dernières semaines dans Berechit ?
Si la « vraie » histoire débute avec Chémot, alors Berechit est la préhistoire.
D’abord les deux premières parachiot Berechit et Noah qui constituent la préhistoire de la préhistoire
(on va tout effacer et recommencer), puis on nous raconte une saga familiale, celle des patriarches et matriarches, celle d’Abraham – Sarah, Isaac – Rebecca et Jacob et ses deux femmes Léa et Rachel, pour terminer avec Joseph et ses frères qui vont constituer les 12 tribus d’Israël.
Nous remarquons que systématiquement les frères se disputent, se détestent, se jalousent, s’entretuent même. Caïn et Abel, Isaac et Ismaël, Jacob et Esaü, Joseph vendu par ses frères.

Mais avant de démarrer le 2ème livre et donc de constituer un peuple, il faut que les frères se réconcilient. Et c’est ce qui se produit dans l’avant dernière paracha de Berechit, Vayigach : Joseph dévoile son identité et se réconcilie avec ses frères.
Puis apparaissent deux nouveaux personnages dans la dernière paracha de ce 1er livre, Vay’i : Ménaché et Ephraïm les fils de Joseph. Les deux premiers frères de cette histoire, de cette saga familiale qui ne se détestent pas. Ouf ! Il était temps, deux frères « normaux » ou comme on est en droit de l’espérer.

D’ailleurs il est à remarquer que lorsque le père bénit ses enfants à Chabbat il prononce une bénédiction où est dit « puisse l’Eternel faire que tu sois à l’image d’Ephraïm et Ménaché ». On peut être surpris que ne soient pas évoqués des personnages plus illustres comme Moïse, Abraham ou Jacob, et bien on comprend mieux maintenant.
Cette fraternité retrouvée clôt douze chapitres, douze parachiot agitées et permet d’ouvrir ce deuxième livre sur des bases plus saines.
Mais nous le verrons ultérieurement ce « voyage » qui débute avec le livre de Chémot ne sera pas un long fleuve tranquille.

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