C’est bien de partir mono, adjoint, directeur en colo ?

Beaucoup de travail en amont, un travail harassant sur place 24h/24, un retour sur les genoux, tout ça pour un salaire de “misère”.
Personne nous y oblige, et on y va quand même. On prépare, on s’angoisse, parfois plus qu’un examen scolaire, on s’investit à fond, on prend à cœur, on pleure parfois, on crise… et on revient chaque année. Tous des masos ?
C’est en effet un mystère qu’on ne peut percer ou comprendre qu’en partant, qu’en vivant ces moments si particuliers.
On s’y fait des amis pour la vie. On noue de très fortes relations d’une intensité qu’on ne retrouvera jamais plus. On grave des souvenirs indélébiles. Certains y trouvent leur futur conjoint.Mais le plus important, ce que je veux souligner, en témoignant : on apprend le management, la prise de parole en public, animer une réunion de travail, susciter l’intérêt, capter l’attention, animer un groupe, sentir des situations, réagir à l’imprévu, travailler en équipe, gérer un budget, partager son savoir, former… La liste est interminable.
Aucune formation professionnelle n’est aussi intense et efficace.
J’ai managé le développement d’une PME pendant 30 ans, pour atteindre plus de 1000 salariés.
Je peux témoigner : j’ai tout appris en colo.

J’ai fait la différence avec les collègues et les confrères grâce à cet apprentissage hors norme.

On ne peut pas mesurer à 20 ans toute l’intensité, l’impact de ces expériences de colos, et c’est donc la raison pour laquelle j’apporte ce témoignage, sans nuance, sincère, car ces expériences de colos ont changé ma vie. Et je pense que pour vous ce sera de même. Alors foncez, partez en colo, investissez vous à fond, ne calculez rien, vous en serez récompensés au quintuple…. quelques années plus tard.

Excellente colo.

André Bensimon (Papi Dédé)